08–12 février
Ma lampe d’Aladin
Yeung Faï
© DR
Dans un petit carré de lumière, un homme déroule cinquante années de scène, d’exil, de rencontres et de création. Un oiseau se niche au creux de ses doigts, une route s’étire, des visages apparaissent avant de s’effacer. Sans paroles, Ma lampe d’Aladin mêle jeu d’acteur, objets, théâtre visuel et marionnette à gaine chinoise pour composer une mémoire en mouvement. Quelques bâtons, un morceau de tissu, une petite charrette : presque rien, juste assez pour faire naître un monde.
Formé dès l’enfance auprès de son père dans la tradition du théâtre de Canton, Yeung Faï est maître de la marionnette à gaine chinoise depuis plus de cinquante ans. Installé en France, il a construit un univers où la virtuosité et l’humour côtoient la mémoire, l’exil et la transmission. Ce solo intime suit le vol d’un oiseau, symbole de liberté et d’errance, et cherche ce qui pousse un artiste à reprendre la route malgré la fatigue, le doute et le temps qui passe. Au fil de cette traversée, la poésie visuelle fait surgir les rêves qui l’ont maintenu en chemin.